Spectacles français au festival Divadelna Nitra (24 ‑ 29 septembre 2015)

Le festival international de théâtre Divadelna Nitra, dont la 24ème édition aura lieu du 24 au 29 septembre 2015 dans la ville de Nitra, présentera dans le cadre de son programme principal deux spectacles français :

- « Samedi détente » de Dorothée Munyanezachanteuse, danseuse et chorégraphe originaire du Rwanda, raconte l'histoire de sa famille et son enfance, sur fond de tragédie dans son pays natal en 1994, l'un des pires génocides de l'histoire de l'humanité.

- Dans le spectacle « We Are Still Watching » de la chorégraphe française d'origine croate Ivana Müller, c'est le spectateur qui a le rôle principal. La représentation se déroule sous la forme d’une répétition avec lecture de textes. Les spectateurs reçoivent le scénario, et selon les instructions, ils le lisent. Par la situation ainsi créée, se forme une communauté théâtrale et une comédie sur la vie des gens qui sont d'habitude seulement observateurs.

La présentation de ces deux spectacles français par le festival, est soutenue par l'Institut français de Paris à travers son programme TransARTE.

Compagnie Kadidi / Dorothée Munyaneza, Paris, FRANCE www.anahi-spectaclevivant.fr

Samedi détente

Conception, texte, danse et voix : Dorothée Munyaneza

Le 29 septembre 2015 du 18h00 à 19h15, Théâtre d’Andrej Bagar à Nitra – Grande salle, sans pause, en français avec des sous-titres anglais.

Réalisation et la promotion de l’œuvre : Emmanuel Magis, Anahi

Aspect extérieur : Mathurin Bolze

Lumières : Christian Dubet

Scénographe : Vincent Gadras

Costumes : Tifenn Morvan

Assistent de la réalisation : Marion Piry

Acteurs : Mani Asumani Mungai (danse), Alain Mahé (musique et improvisation), Dorothée Munyaneza

Production : Cie Kadidi

Coproduction : Théâtre de Nîmes – scène conventionnée pour la danse, Théâtre La Passerelle – scène nationale de Gap et des Alpes du Sud, Théâtre des Salins – scène nationale de Martigues, L’Onde – Théâtre Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay, Pôle Sud – centre de développe­ment chorégraphie en préfiguration Strasbourg, Théâtre Jacques Prévert - Aulnay-sous-Bois, Le Parvis – scène nationale de Tarbes, Théâtre Garonne – Tou­louse, Réseau Open Latitudes 2 avec le soutien du Programme Culture Europe, Théâtre de Liège, Théâtre de la Ville – Paris, BIT Teatergarasjen – Bergen.

Avec le soutien du Théâtre Le Monfort - Paris, la Friche Belle de Mai - Marseille, la DRAC PACA ministère de la Culture et de la Communication, la SACD musique de scène et de l’Association Beaumarchais, Arcadi Ile-de-France / dispositif d’accompagnements a ADAMI.

Les jeunes et les vieux chantent en écoutant leur émission de radio préférée ce qui est le symbole de la belle vie et du bonheur de la vie ordinaire. En fête tout cela a été avant, avant d’arriver la haine et les massacres dans le pays. La chanteuse et danseuse franco-britannique a trouvé dans son intérieur la force de présenter l’histoire de sa famille et de son enfance qui s’est déroulé en 1994 au Rwanda. Les émotions fortes, improvisation musicale originale et danse magique.

Il faut parler de ce qui est imprononçable et de ce qui nous a fait mal.

Peut-on parler de l’horreur de la fuite d’un pays dans lequel on peut vous tuer, d’abandonnement forcé de votre ville préférée où vous avez passé votre enfance, de la perte de vos proches qui sont tués devant vos yeux ?

Samedi détente a été une émission musicale culte de radio pendant laquelle les enfants et les jeunes du Rwanda, le samedi, dansaient, chantaient et apprenaient les chansons étrangères. C’était un synonyme de la joie et du bonheur. Cependant, un jour tout a changé et dans le pays s’est installé la haine, la famine, le mal et la fuite très longue du pays dans lequel les unes ont commencé à tuer les autres.

De nos jours, 20 ans plus tard, la chanteuse, danseuse et chorégraphe franco-britannique d’origine du Rwanda, Dorothée Munyaneza, a trouvé finalement la force et le courage de monter sur la scène et de raconter toute l'histoire de sa famille. De façon originale et de la présentation théâtrale simple, elle nous présente de terribles aventures lorsqu’elle a été un enfant. Tout cela afin de tuer le silence. Il s’agit donc du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Sa représentation est accompagnée de musique improvisée directement sur la scène par l’artiste français Alain Mahé et de la danse originale du danseur africain Asumani Mungai d’origine de Kenya. En tant que réalisatrice, Samedi détente est son première œuvre qui n’est pas la suite d’une tradition théâtrale, cependant, elle est liée avec tout ce qui est important et tout ce qui nous fait agir dans le monde d’aujourd’hui.

 

Ivana Müller, Paris, France   www.ivanamuller.com

We Are Still Watching

Concept et texte : Ivana Müller

Le 27 septembre 2015 de 15h30 à 16h20 (pour les spectateurs anglophones), de 17h30 à 18h20 et de 20h00 à 20h50 (pour les spectateurs slovaques) au Ancien théâtre de Karol Spišák à Nitra. Spectacle sans pause.

Langue : scénarios imprimés en slovaque et en anglais.

Conception et texte : Ivana Müller et ses collègues Andrea Bozic, David Weber-Krebs et Jonas Rutgeerts

Lumières et technique : Martin Kaffarnik

Production : Gerco de Vroeg

Management : Chloé Schmidt

We Are Still Watching was developed in 2012 as part of the Encounters Project, produced by Frascati and Alles voor de Kunsten (Amsterdam, NL), and I’M’Company (Paris, FR) and financially supported by Performing Arts Fund NL, the Amsterdam Fund for the Arts, and SNS Reaal Fund. With kind support of Het Veem theatre, Amsterdam (NL).

Partager le même endroit avec les autres, participer à la création d’une œuvre commune, vivre la vie d’un autre. Il n’y a que très peu de choses qui peuvent décrire ce sentiment mieux que cette œuvre. Car leurs acteurs c’est vous, les spectateurs. Le format original de la performance théâtrale nous amène à découvrir des situations inattendues, nous fait rire et nous force de réfléchir. Réfléchir sur notre vie et se poser la question si on est qu’un simple spectateur ou bien on peut changer le destin.    

Le spectateur a le rôle principal

La chorégraphe d’origine croate, Ivana Müller, étudie la frontière du théâtre dans ses projets et expérimente avec la situation des acteurs et des spectateurs. Ici les spectateurs sont les seuls acteurs. La représentation se déroule en forme d’une répétition en lisant le texte. Les spectateurs reçoivent le scénario dans leurs mains et selon les instructions ils le lisent. Grâce à la situation où ils se trouvent maintenant, ils forment une communauté théâtrale, ils préparent une comédie sur la vie des gens qui sont seulement les observateurs.

Scénario, qui nous fait rire, propose aux amateurs de devenir les acteurs mais aussi de nous remarquer leurs attitudes, les décisions jusqu’à le partage des émotions. Il ne s’agit pas seulement de devenir pour un petit moment l’acteur, toutefois de se rendre compte des façons et des méthodes de la communication et de la création de la communauté. Grâce à la forme joueuse l’expérience est inattendue et apporte une nouvelle impression. C’est une expérience complexe car le théâtre est lié avec la vraie vie et en même temps, elle se cache derrière le théâtre. Venez récupérer le prix pour la performance théâtrale collective !

Ivana Müller (1972)

Chorographe, peintre, auteure des textes mélange des genres – de l’installation, œuvres textuelles, intervention vidéo, jeux-audio, jusqu’à la présentation des sites internet.

Elle travaille sur les sujets du corps et sa représentation, les principes de la création de soi-même, de l’imagination, des relations entre les spectateurs et les acteurs. Après avoir étudié en Croatie et Pays-Bas elle s’est installée à Paris. Ses œuvres se sont présentées dans de nombreux théâtres et dans les festivals dans le monde entier.