Hommage à Jean-Pierre Melville au Cinéma Lumière (du 16 au 31 janvier)

Le 20 octobre 2017 on a commémoré le centennaire de la naissance du réalisateur français Jean-Pierre Melville (20. 10. 1917 – 2. 8. 1973, Jean-Pierre Grumbach de son vrai nom, est dit d'adopter son pseudonyme « Melville » pendant la 2nde guerre mondiale pour honorer son écrivain bien aimé Herman Melville). En long-métrage, il a débuté en 1949 par le film Le silence de la mer.  Il s'est profilé comme créateur indépendant, il a même refait un dépôt situé à 25 bis rue Jenner de Paris en studio de cinéma. Il y a tourné six de ses film jusqu'à 1967 quand son studio a brûlé lors du tournage du film Le Samouraï. En 1956, il a tourné le film Bob le flambeur. C'est une histoire de Bob, cambrioleur de Montmartre, qui prépare son dernier "job" avant de partir "en retraite".  Ce film fait partie du trio de films clés français tournés dans l'esprit du film noir (avec Touchez pas au grisbi de Jacques Becker et Du rififi chez les hommes de Jules Dassin). C'est surtout le style et l'athmosphère du film noir qui sont devenus les signes déterminants de plusieurs films de Melville. Melville, grand admirateur du cinéma américain (et des voitures américaines), a essayé de transmettre les modèles américains dans le cinéma français. Ginette Vincendeau, auteure de la mongraphie sur Melville l'a même appelé « Un Américain à Paris ». Néanmoins, sa filmographie ne peut pas être réduite uniquement sur des variations françaises du film noir. Le film Léon Morin, prêtre se déroule lors de l'occupation de la France (comme Le Silence de la mer) et parle d'une relation intellectuelle singulière entre un homme de foi et une veuve d'un communiste juif. Le Doulos est le suivant film noir dans la filmographie de Melville et une nouvelle collaboration avec Jean-Pierre Belmondo (après les film Léon Morin, prêtre). L'Armée des ombres suit l'action des membres  de la résitance française lors de la 2nde guerre mondiale. Des vedettes du film sont Lino Venura (avec Melville a collaboré déjà sur Le Deuxième Souffle) et Simone Signoret. Finalement nous présenterons aussi le film Le Cercle rouge avec Alain Delon dans le rôle principal de Corey, truand, qui tout de suite après sa libération de prison commence à planifier un nouveau butin. C'est l'un des trois films, que Melville a tourné avec Delonom (précédé par le Samouraï de 1967 et suivi par Le Flic de 1972, le dernier film de Melville).

Lors des décennies qui ont suivi, les films de Jean-Pierre Melville ont influencé de nombreux cinéastes importants. Au tournant des années 50 et 60 déjà, on a senti son influence en France, quand par exemple Jean-Luc Godard, le représentant d'avant-garde de la nouvelle vague, a honoré Melville en lui offrant le rôle de l'écrivain Pavrulescu dans son premier long métrage À bout du souffle. L'effet de Melville sur la Nouvelle vague est visible dans l'effort de ces cinéastes de créer leur films comme productions indépendantes (avec petits budgets, acteurs moins connus ou débutants, en utilisant des endroits réels pour le tournage et puisant des sujets des genres de roman noir ou de littérature dite «hard-boiled» publiés en France dans la Série noire fondée par Marcel Duhamel). En dehors de la France, l'admiration pour Melville a été déclaré par des cinéastes comme Martin Scorsese, Quentin Tarantino ou John Woo. Même Jim Jarmusch, icône du film inépendant américain, se réfère à  Melville par son film Les Limites du contrôle.

La rétrospective à l'occasion du centenaire de Meville est organisée en collaboration avec l'Institut français de Paris, qui, via le réseau mondial des Instituts français et des Alliances françaises (à Bratislava par l'intervention de l'Institut français de Slovaquie), le présente à travers le monde. Bratislava ainsi participe aux célebrations de l'anniversaire de la naissance du grand cinéaste qui sont organisés depuis 2017 successivement par exemple en Arménie, au Brésil, en Chine, en Israël, au Japon, en Corée du sud, au Canada, au Cuba, au Mexique, en Espagne, aux États-Unis ou en Angleterre.

Programme de la rétrospective « Hommage à Jean-Pierre Melville » :

16.1. | 18h15 Le silence de la mer (avant-film : 24 heures de la vie d'un clown)

18.1. | 18h15 Bob le flambeur

24.1. | 18h15 Léon Morin, prêtre

26.1. | 18h15 Le Doulos

29.1. | 18h15 L'Armée des ombres

31.1. | 18h15 Le Cercle rouge

Cinéma Lumière, salle K3, Špitálska 4, Bratislava

Plus sur la rétrospective sur le site du Cinéma Lumière

 

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