Le chemin vers le succès : DALF C2

Obtenir le diplôme de français DALF n'est pas la chose la plus facile ! D'autant plus lorsqu'il s'agit du niveau C2 (le plus élevé). Viktória Štiaková, élève de V.L, au lycée J. G. Tajovský à Banská Bystrica, y est parvenue ! Et comment ? Voici son témoignage dans lequel elle nous livre les efforts qu'elle a dûs déployer pour obtenir le diplôme.

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Il y a presque cinq ans, j'ai participé à mon tout premier cours de français. Je ne me suis jamais sentie aussi perdue. Pourtant, la section bilingue du lycée J. G. Tajovského à Banská Bystrica où je suis m'a beaucoup aidée. Pendant la première année, on a eu vingt heures de français par semaine. Les années suivantes, le nombre de cours a diminué, mais ils ont été enrichis par la conversation et l'argumentation, cette dernière étant la partie principale de notre bac de français. 

Rapidement, on a acquis de nouvelles connaissances grâce à plusieurs voyages et échanges avec nos camarades français et belges. En troisième année, mon niveau de français s'est beaucoup amélioré grâce à quatre mois passés à Saumur, au bord de la Loire. J'y ai étudié au lycée où j'ai fait partie d'une classe française. De retour en Slovaquie, j'ai passé mon bac de français à la fin de la quatrième année, ce qui signifiait aussi la fin des cours de français. Mais c'est quelque part au début de cette année-là que j'ai décidé de passer le DALF niveau C1. Afin de ne pas perdre le contact avec le français, j'ai trouvé un travail d'été en France, dans une ferme, où j'ai travaillé comme jeune fille au pair. Cette expérience m'a permis d'apprendre de nouveaux mots, d'être plus à l'aise dans la communication.

En septembre, j'ai commencé à suivre les cours préparatoires (une formule intensive) pour le DALF C1 avec mes camarades de classe à l'Alliance Française de Banská Bystrica. Un jour, quand j'ai passé la production orale devant mes camarades et devant Thomas Laurent, le directeur de l'Alliance Française, celui-ci m'a dit quelque chose que j'ai eu du mal à croire : mon français pouvait être de niveau C2. J'étais vraiment étonnée, parce que, avant, je doutais même de réussir le C1. Il m’a alors proposé de me préparer pour le DALF C2. Cela ne m'a pas pris longtemps pour me décider. Je savais que je n'aurais peut-être plus jamais ce niveau. Ma famille et mes amis m'ont soutenue et donc, à partir de novembre, j'ai commencé à me préparer pour l'un de mes examens les plus difficiles.

J'ai écouté la radio française, j’ai lu des articles, j’ai regardé des émissions : chaque jour, j'essayais de consacrer au moins quinze minutes à l’épreuve. J'ai également fait plusieurs productions orales et écrites que Thomas m'a corrigées. Il y avait des moments difficiles où j'ai pensé que je n'avais pas pris la bonne décision, surtout parce qu'en même temps, je me préparais aussi pour la deuxième partie de mon bac et pour des examens qui me permettront de rentrer à la faculté de médecine si je les réussis.

Malgré toutes les difficultés, 4 février 2019, je me suis retrouvée à l'AF, stressée, pas sûre de moi. À 9 heures, toute seule dans la salle, j'ai commencé la première épreuve :« compréhension et production des écrits ». J'ai reçu un dossier de différents types de documents - des articles, des statistiques, des caricatures - à partir desquels je devais écrire un travail argumentatif. À la fin, mes sentiments étaient très mitigés. Après le déjeuner, je suis retournée à l'AF pour la deuxième épreuve : « compréhension et production orale ». Après avoir entendu deux fois un enregistrement, j'ai eu une heure pour préparer la présentation du document et mon monologue argumentatif. Avant la passation devant le jury composé de deux Français, j'étais assez calme, ce qui m'a surprise, car je ne suis pas très à l'aise devant un public inconnu. Mon impression fut d’ailleurs bien meilleure que celle du matin.

À la fin de la journée, j'étais vraiment fatiguée, mais j'étais ravie d'avoir enfin tout cela derrière moi. Pourtant, je n'étais pas sûre du résultat. Quelques heures plus tard, j'ai reçu un message positif de Thomas Laurent. J'étais tellement heureuse que j'ai même commencé à pleurer. Je me suis dit que tous ces efforts avaient servi à quelque chose.

Obtenir ce diplôme n'a pas été facile, mais grâce aux cinq années d'études à la section bilingue et grâce à la préparation à l'Alliance Française, j'ai réussi l'une des plus grandes épreuves de ma vie. Je ne suis pas la seule de mon âge à avoir passé et réussi le DALF C2, alors c'est la preuve que c'est faisable. Si vous faites des efforts et si vous ne vous laissez pas décourager, vous pouvez ainsi obtenir un beau diplôme qui vous aidera, soit dans vos prochaines études, soit dans votre future profession !

Viktória Štiaková, V.L, Lycée de J. G. Tajovský à Banská Bystrica