BHS 2025: Philharmonie slovaque, Emmanuel Villaume et Vincent Dubois
Au pupitre de la Philharmonie slovaque, le festival BHS accueillera à nouveau Emmanuel Villaume, le chéri du public de Bratislava. En invitant l’un des organistes les plus remarquables de notre époque, le festival commémorera également la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris – Vincent Dubois est l’un de ses organistes titulaires.
Au pupitre de la Philharmonie slovaque, le festival BHS accueillera de nouveau Emmanuel Villaume, le chef chéri du public de Bratislava. En invitant l’un des organistes les plus remarquables de notre époque, Vincent Dubois – titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Paris –, le festival rendra également hommage à la réouverture de la cathédrale.

Jeudi 25 septembre 2025 à 19h30
Salle de concert de la Philharmonie slovaque
Vincent Dubois, photo de Klara Beck avec l’aimable autorisation du festival BHS
Avec
Philharmonie slovaque
Emmanuel Villaume – chef d’orchestre
Vincent Dubois – orgue
Programme
Francis Poulenc
– Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales en sol mineur, op. 36
Gustav Mahler
– Symphonie n° 7 en mi mineur « Chant de la nuit »
Le premier tiers du XXe siècle a été marqué par la révolte, les luttes pour de nouvelles réalités musicales, les expériences, voire les scandales. Paris est devenu le centre de cette « nouvelle vague ». Des artistes venus des quatre coins du monde se sont réunis dans la métropole française pour résoudre la crise spirituelle du tournant du siècle. De ce point de vue, le profil de compositeur de Francis Poulenc est varié et riche en tendances apparemment contradictoires. Il évitait les expériences explicites et conservait un respect pour la musique du passé. Le Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales se situe à la croisée de ses motivations « profanes » et « sacrées », Francis Poulenc ayant trouvé une foi inébranlable au sommet de ses capacités créatives. Gustav Mahler, quant à lui, a cherché sa foi tout au long de sa vie dramatique. En tant que chef d’orchestre, il était sûr de lui et déterminé. En tant que compositeur, il doutait constamment. Il était marqué par des contradictions internes, l’incertitude, des craintes fatales. Chacune de ses neuf symphonies est influencée par cette psychologie particulière. Il a combattu ses propres traumatismes psychologiques à travers des opus symphoniques gigantesques. Dans la Septième Symphonie, il chante les chansons bizarres de la nuit ; la nuit qui a suivi la tragédie impitoyable de la Sixième Symphonie. Dans la Septième Symphonie, Mahler a enrichi l’orchestre de cloches de vaches et de mandolines dans le but de souligner le spectre sombre de son intention fantaisiste.