Lignes directes

Pourquoi des lignes directes?

Principalement parce qu’elles apportent chaque jour des images et des histoires différentes, tout en intégrant des écarts et des inexactitudes, qui sont probablement contenus dans chaque connexion directe; c’est sans doute ce qui est encore plus intéressant que le thème initial.

La théorie des sous-produits fonctionne…

Pour moi, ce sont mes déplacements dans la ville, la lumière matinale unique, l’escalier et le passage souterrain au bout de notre rue Kozia; contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne mène pas à une station de métro, mais il contient les mêmes situations bizarres que l’on peut rencontrer dans le labyrinthe souterrain de Paris, par exemple à Châtelet – Les Halles.

Je m’intéresse aux parallèles entre les villes différentes. Leur taille est souvent incomparable, mais elles ont néanmoins des problèmes similaires auxquels elles doivent faire face.

Ce sont les berges des rivières assourdies par le trafic intense; ce sont aussi des ponts qui relient, mais qui, paradoxalement, divisent parfois la ville lorsque leur embouchure sur la rive du fleuve croise sans compromis les quartiers urbains.

Je retourne à certains endroits, je dessine ou je fais des photographies de leurs changements. Ce sont entre autres les anciennes banlieues, qui se transforment rapidement en une ville dense et compacte et je reviens également sur plusieurs zones du centre qui ressemblent davantage à la périphérie.

La ville change rapidement. Cela me rappelle les photographies de Bratislava, qui n’ont que quelques années, mais aussi des photos de certains endroits de Paris et de Versailles où je suis parfois retourné dans la période précédant la pandémie, pendant que c’était encore possible …

Il est utile de regarder à nouveau l’espace urbain après une certaine période pour saisir ses changements et son échelle par rapport à l’homme qui peut s’y sentir perdu.

La ville transcende notre perception et provoque parfois des situations difficiles à comprendre. Est-ce mauvais? Est-ce bon?

Parfois, il est nécessaire de quitter une ligne directe et de rester debout et de regarder la ville pendant un moment.

Ensuite, il est possible de mieux se concentrer et de découvrir des détails, des espaces que nous n’avions pas remarqués auparavant.

C’est dans ces détails, ces petites nuances que nous pouvons trouver parfois quelques réponses…

Cette série de photographies est conçue comme une réflexion sur les espaces urbains du point de vue de l’architecte.

Ce sont des connexions personnelles privées que j’ai voulu vous faire partager à travers un objectif photo …

Michal Bogár

Un mot sur l’artiste

Né à Bratislava en 1960, Michal Bogár est architecte et urbaniste, diplômé de l’École d’architecture STU de Bratislava en 1984. Ses projets portent principalement sur les thèmes de la revitalisation urbaine et en même temps sur le réaménagement des banlieues à différentes échelles. Il a participé également à plusieurs projets architecturaux mis en œuvre. Une partie importante de sa méthode créative est de travailler avec la photographie et le dessin, où il se concentre sur les thèmes de la ville et de ses récits. Il est co-fondateur de l’Atelier Bogár Králik Urban (BKU) où il a travaillé pendant la période 1990-2017. En 2018, il a fondé son propre agence BOGÁR ARCHITEKTI avec l’architecte Mária Bogárová. Avec son studio, il a participé à plusieurs concours internationaux, entre autres il s’agissait du concours Jorn Utzon Memorial à Sydney (2019), Artcampus VŠVU à Bratislava (2019), l’exposition Slovaque pour la Biennale d’architecture de Venise (2019), le Centre multifonctionnel de Miloslavov (1er prix, avec le studio ER, 2020) et d’autres projets. Individuellement ou avec ses collègues il a créé plus de 50 études pour des concours d’architecture, dont plusieurs ont remporté des prix et ont été construits en conséquence. Michal Bogár est l’un des auteurs de l’ambassade de la République Slovaque à Washington, D.C. (1er prix – Bogár, Fischer, Králik, Lizon, Urban, 2001).

Michal Bogár est actuellement chercheur et enseignant à l’école d’architecture STU. Aujourd’hui, il aborde le thème métropolitain et transfrontalier en collaboration avec les enseignants et les étudiants de l’école d’architecture l’ENSA Versailles. Il a participé à la préparation de plusieurs livres. Il s’agit entre autres de la publication Vojnová Bratislava 1939-1945 (Marenčin PT, 2019). Dans les années 2011-2014 il a collaboré avec l’agence parisienne Dominique Perrault Architecture à la préparation du livre Bratislava Metropolis (SAS) où Michal Bogár avec l’atelier BKU ont joué le rôle de co-auteur et co-éditeur de la publication.

Le parcours professionnel de Michal Bogár s’est croisé avec celui de l’Institut francais de Slovaquie à nobreuses reprises. Au cours des années, il a initié et mené plusieurs échanges et collaborations franco-slovaques dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme, dont l’IFS est devenu partenaire. En plus, Michal Bogár (avec l’agence BKU) a participé en tant qu’architecte à plusieurs réaménagements des espaces intérieurs de l’IFS. Il est donc naturel, qu’il présente son exposition à l’Institut français de Slovaquie.

Parcours virtuel

Échos dans les medias

RTVS – Radio et télévision slovaque a tourné un reportage  sur l’exposition « Lignes directes » qui a été émis dans le cadre du programme KULTURA.SK le samedi 10 avril 2021.

Vous trouverez le lien sur le émission dans l’archive de RTVS: https://www.rtvs.sk/televizia/archiv/14625/266785#1022. Ce reportage est présenté comme le 3ème des quatre, commence à 11:55 et finit à 17:00.