Première slovaque de la pièce de théâtre : Le Procès Pelicot
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Institut français de Slovaquie vous invite à la première slovaque de la pièce de théâtre Le Procès Pelicot.
Le Procès Pelicot de Milo Rau et Servane Dècle s’inspire de l’un des procès les plus marquants de ces dernières années. Pendant plusieurs années, Gisèle Pelicot a été droguée à son insu par son propre mari, qui invitait ensuite d’autres hommes à son domicile. Ceux-ci l’agressaient sexuellement alors qu’elle était incapable de donner son consentement. L’affaire a abouti à un procès qui s’est tenu en 2024 à Avignon, en France, et qui, par son ampleur et ses circonstances, a suscité un vaste débat de société, non seulement en France mais aussi dans d’autres pays.
Gisèle Pelicot a choisi de renoncer à l’anonymat et a demandé que le procès soit public. Sa décision d’exposer le déroulement du procès au public a transformé une expérience personnelle de la violence en un événement d’une portée sociale considérable. « La honte doit changer de camp », phrase prononcée à l’occasion de ses prises de parole publiques, est devenue l’un des symboles du débat sur la violence sexuelle, sur la responsabilité et sur les mécanismes sociaux qui permettent de la passer sous silence.
Rau et Dècle transposent sur scène des extraits authentiques de la procédure judiciaire : dépositions, interrogatoires, arguments juridiques et autres documents. Il en naît un oratorio scénique dans lequel un cas concret se transforme peu à peu en question posée à la société tout entière. Le Procès Pelicot n’est pas seulement une reconstitution des événements de Mazan. Il explore les mécanismes qui permettent à la violence de rester cachée et se demande ce qui se passe lorsque, au lieu de nous taire, nous choisissons d’écouter, de nommer et de témoigner.
Le Procès Pelicot crée ainsi un espace où le théâtre devient un lieu d’écoute et de témoignage. Un lieu où les documents ne sont pas seulement la trace du passé, mais soulèvent des questions sur le consentement, la responsabilité, la violence sexuelle, le patriarcat et le rôle que joue la société dans son ensemble dans les mécanismes de la violence.
Dans cette version slovaque, des comédiennes et comédiens seront rejoints sur scène par des personnalités de la vie publique, et liront ensemble des extraits authentiques du procès et d’autres documents. La mise en scène est signée Milo Rau, l’un des metteurs en scène et auteurs européens les plus marquants du théâtre documentaire et politique contemporain, directeur artistique du festival Wiener Festwochen.
Le spectacle dure environ quatre heures. Compte tenu de sa durée et de la difficulté du sujet, les spectateurs peuvent quitter la salle librement pendant la représentation, selon leurs besoins, et y revenir plus tard. Quitter la salle ne doit donc pas être perçu comme une interruption de l’expérience : chaque spectateur peut adapter sa présence à ses propres besoins.
Avec (à titre bénévole) :
Ivo Gogál, Oľga Belešová, Anna Šišková, Marta Sládečková, Zuzana Kocúriková, Henrieta Mickovičová, Liberty Simon, Jakub Rybárik, Ivan Šándor, Annamária Janeková, Ivana Kološová, Martin Klinčúch, Róbert Sipos, Edita Borsová, Veronika Uljaky Strapková, Kata Gurová, Dominika Zbončáková, Kamila Marföldy, Nastaran Motlagh, Zuzana Konečná, Ayoubi Tomi, Juraj Hrčka, Martin Hronský, Roman Poláčik, Matej Landl, Katarína Šafaříková, Veronika Blažeková Nemcová
Production : DPOH
Partenaires du projet : Faculté de théâtre de la VŠMU, BKIS, Institut français de Slovaquie, Ambassade de Suisse en Slovaquie, Association des amis du Denník N, Forum culturel autrichien de Bratislava | Österreichisches Kulturforum Bratislava.
L’événement a également été réalisé grâce à un don financier du Musée de la ville de Bratislava et de la Galerie de la ville de Bratislava.
AVERTISSEMENT : le spectacle aborde les violences sexuelles, le viol et la soumission chimique. Il peut provoquer de l’angoisse ou un malaise. Réservé aux personnes de plus de 18 ans. Un soutien psychologique est assuré pendant l’événement par l’équipe d’intervention de crise Modrý anjel.
DPOH fera un don à l’association MyMamy, qui apporte aide et soutien aux femmes victimes de violences.
BilletsPlus d’informations sur le site du théâtre DPOH.